Au nom des nôtres
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Fayard, 2003 |
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Traduction de Alexandra Carrasco |
Le résumé du éditeur
Été 1921, nord du Maroc. Dans la chaleur étouffante et poussieureuse des collines du Rif, des bataillons espagnols tentent de résister aux assauts répétés de la harka, cette armée de rebelles autochtones, tour á tour ennemis invisibles est attaquantes sanguinaires. Sûr de sa supériorité militaire, le haut commandemment a sous-estimé l'adversaire, et ce sont de simples soldats, engagés volontaires ou jeunes recrues inexpérimentées, qui se retrouvent aujoud'hui assiégés, aux abois, tirraillés par la faim et la soif. Le récit se déroule autour de quelques personnages épiques, embarqués dans un conflit colonial qui n'est pas le leur, "condamnés a l'heroïsme" pour défendre des intérêts dont ils ne profitent en rien: le sergent Molina, un Andalou d'origine modeste engagé dans l'armée par sens des responsabilités; ses deux amis, Haddú, policier marocaine fidèle jusqu'au bout à ceux qui ont pourtant asservi son peuple, et Amador, un appelé madrilène, syndicaliste à la conscience politique trés éveillée; enfin, Andreu, un anarchiste barcelonais dont le cynisme est d'autant plus mordant qu'il se sent invulnérable aunx balles ennemies. En s'inspirant des récits de son grand-père, rescapé miraculeux de cette guerre absurde, Lorenzo Silva fait revivre ici le destin tragique d'hommes mus par le sens du sacrifice ou l'energie du désespoir. Et à travers leurs regards croisés, il donne enfin un nom, un visage et une voix à ces héros trop suvent oubliés. |
Une critique
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Avec Au nom des nôtres, le Madrilène Lorenzo Silva, jeune auteur de romans policiers, change de registre. Délaissant ses deux héros récurrents, le sergent Bevilacqua et son acolyte Chamorro, il se penche cette fois sur un des épisodes les moins connus de l'histoire hispanique : la «question marocaine».
Gérard de Cortanze, Le Figaro Littéraire |
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